....bienvenue chez moi


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Bienvenue dans mon nouvel espace
"le crayon et la plume"
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vendredi 15 février 2013

*Je ne peux me connaître qu'en tant que symphonie...



"Mon âme est un orchestre caché ;
je ne sais pas quels instruments vibrent et jouent en moi,
cordes et harpes, timbales et tambours.

Je ne peux me connaître qu'en tant que symphonie".

Fernando Pessoa
Le livre de l'intranquillité.

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(Réf. : Sur les épaules de Darwin - France Inter - émission de Jean-Claude Ameisen)

émission du 9 février 2013

"le lien qui nous rattache aux autres (9)"


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mercredi 13 février 2013

*Et je dessinerai encore et toujours...







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"En dépit de tout je me relèverai : 
je reprendrai mes crayons que j'aurais pu abandonner 
dans un grand découragement
 et je dessinerai encore et toujours"

Vincent Van Gogh
Lettre 136
24 septembre 1880


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Vincent Van Gogh est très certainement considéré comme le plus illustre dessinateur de l'ère impressionniste et post-impressionniste.
Si ses premiers dessins sont quelque peu maladroits, il se remet cent fois à l'ouvrage, et consacre  trois années de son avenir artistique  à dessiner.
Une bonne maîtrise du dessin dans la carrière d'un peintre était considérée comme nécessaire .. et Van Gogh
chérit ce principe.
Il excelle donc dans ce domaine, avant d'exprimer sa brillance dans sa production picturale.
Il utilise pour ce faire diverses techniques pour dessiner   :
crayons gras, craie noire, mines de plomb, autres minéraux foncés.
Cependant c'est avec ses dessins à la plume qu'il atteint son véritable talent..
La maîtrise extraordinaire de cet outil culmine lorsqu'il part pour Arles et découvre  un type de  roseau
qu'il peut tailler en plume ; celle-ci lui permet des hachures, des traits ondulants ; les points sont d'une extrême vivacité, bien que très contrôlés.
Les premiers dessins qu'il exécute en Arles datent de mars 1888 ;   le Japon est très présent.dans son esprit ; c'est très certainement pour cela que ses dessins ont la dimension des estampes japonaises..
Avec son frère Théo, il en possèdera plus de 5 000.

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dimanche 10 février 2013

*La sieste



Vincent Van Gogh
La Méridienne ou la sieste (d'après Millet)
huile sur toile 73 x 91
(1890)

L'Asile à St Remy de Provence où il est interné,  permet à Van Gogh de nombreux sujets de peinture.
Mais il peint aussi d'après des gravures et des reproductions.
C'est le cas de la sieste.

La composition est reprise d'un dessin de Millet "pour les quatre heures de la journée", qu'il considère comme "un peintre plus moderne que Manet"..
Vincent justifie sa démarche auprès de son frère Théo : "c'est plutôt traduire dans une autre langue, celle des couleurs, les impressions de clair-obscur en blanc  et  noir"



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samedi 9 février 2013

Ecole de Pont-Aven (2)



Les peintres de l'Ecole de Pont-Aven, notamment  Paul Gauguin, écrivent une page primordiale de l'Histoire de la peinture moderne.

Dès 1860, le village de Pont-Aven, attire les peintres inspirés. Ils apprécient là le savoir-vivre des habitants et la beauté de la Bretagne.


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jeudi 7 février 2013

*Connaître un peuple...


"Si l'on veut connaître un peuple, il faut écouter sa musique".

Platon

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dimanche 3 février 2013

*J'aurais voulu parler sans image, simplement...

"Y aurait-il des choses qui habitent les mots
plus volontiers,  et qui s'accordent avec eux
- ces moments de bonheur qu'on retrouve dans les poèmes
avec bonheur, une lumière qui franchit les mots
comme en les effaçant - et d'autres choses
qui se cabrent contre eux, les altèrent, qui  les détruisent :

comme si la parole rejetait la mort,
ou plutôt, que la mort fît pourrir
même les mots ?

Assez ! oh assez.
Détruis donc cette main qui ne sait plus tracer
que fumées,
et regarde de tous tes yeux :

Ainsi s'éloigne cette barque d'os qui t'a porté,
ainsi elle s'enfonce (et la pensée la plus profonde
ne guérira pas ses jointures)
ainsi elle se remplit d'une eau amère.

Oh puisse-t-il à défaut d'un grand filet
de lumière, inespérable,
pour toute vieille barque humaine en ces mortels parages,
y avoir rémission des peines, brise plus douce,
enfant sommeil.

J'aurais voulu parler sans image, simplement
pousser la porte...
                          J'ai trop de crainte
pour cela,  d'incertitude, parfois de pitié :
on ne vit pas longtemps comme les oiseaux
dans l'évidence du ciel,
                         et retombé à terre,
on ne voit plus en eux précisément que des images
ou des rêves".

Philippe Jaccottet
extraits de "Parler", in l'encre serait de l'ombre, notes, proses et poèmes (1946-2008)
Poésie/Gallimard n° 470, 560 - 2011 - PP 253 à 255




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vendredi 1 février 2013

*A la fenêtre, pendant la nuit..





"Les étoiles, points d'or, percent les branches noires  ;
Le flot huileux et lourd décompose ses moires
Sur l'océan blémi ;
Les nuages ont l'air d'oiseaux prenant la fuite ;
Par moments le vent parle, et dit des mots sans suite,
Comme un homme endormi.

Tout s'en va. La nature est l'urne mal fermée.
La tempête est écume  et la flamme est fumée.
Rien n'est, hors du moment,
L'homme n'a rien qu'il prenne, et qu'il tienne, et qu'il garde.
Il tombe heure par heure, et, ruine, il regarde      
Le monde, écroulement.

L'astre est-il le point fixe en  ce mouvant problème ?
Ce ciel   que nous voyons fut-il toujours le même ?
Le sera-t-il toujours ?

 L'homme a-t-il sur son front des clartés éternelles ?
Et verra-t-il toujours les mêmes sentinelles ?
Monter aux mêmes tours ? (...)"

Victor Hugo (1802-1885)
Recueil Les Contemplations

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