....bienvenue chez moi


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Bienvenue dans mon nouvel espace
"le crayon et la plume"
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mardi 31 juillet 2012

*Un bon arbre peut loger.......


"Un bon arbre peut loger dix mille oiseaux"

Proverbe  birman




*Pour réussir sa vie....




"Pour réussir sa vie, un homme doit faire un enfant,  écrire un livre,
et planter un arbre".

Compay Segundo 





*En attendant...


Je tricote !


________


(...)....
"Il est si beau, l'enfant,  avec son doux sourire
Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire,
Ses pleurs vite apaisés,
Laissant errer sa vue étonnée et ravie,
Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie
Et sa bouche aux baisers" !  (...)

Victor Hugo (1802-1885)
Lorsque l'Enfant Paraît





dimanche 29 juillet 2012

*Où il avait perçu ou imaginé cette feuille..

"Funes se souvenait non seulement de chaque feuille de chaque arbre dans chaque parcelle de forêt,
mais aussi de chacune des fois où il avait perçu ou imaginé cette feuille (...)...
Deux ou trois fois il avait reconstitué un jour entier ; il ne s'était pas trompé une seule fois, mais chaque
reconstitution avait elle-même pris un jour entier. (...)
Nous seulement il lui était difficile de considérer que le symbole générique "chien" inclut tous les individus
si dissemblables de toutes formes et de toutes tailles,  mais cela l'irritait aussi que le "chien" vu de profil à
quinze heures quatorze doive être désigné du même nom que le même chien vu de face  à quinze heures quinze".

Jorge Luis Borges -  Funes ou la mémoire



(Réf. Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)
émission du 28 juillet 2012 
(rediffusion du 3 décembre 2011)

les cartes de la mémoire
les battements du temps (13)










samedi 28 juillet 2012

*Les images oniriques ont quelque chose des galets qui sont dans l'eau

"Les images oniriques ont quelque chose des galets qui sont dans l'eau.
Qui brillent sous l'onde glacée qui glisse entre les menthes.
Leur beauté fait qu'on se penche.
On ne résiste pas à l'envie de s'agenouiller  dans l'odeur merveilleuse
qui s'élève des petites feuilles dentelées et duveteuses des menthes qu'on écrase
au-dessus de l'Yonne. On roule la manche plus haut que le coude. On plonge la main
dont la chair se met à frémir  de froid. Les doigts glacés et blancs cueillent ces pierres au fond
de la transparence  ; ils les rapportent à la lumière ; l'eau en dégoutte ; l'air les assombrit ; les yeux se découragent ;
je parle des instants  les plus intenses de nos vies ; leur attrait se dérobe ; nous ne savons plus ce que ces pierres
qui chatoyaient voulaient nous dire ; on ne sait plus pourquoi , spontanément, on s'était mis à genoux".


Pascal Quignard
la barque silencieuse


(Réf. :  Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)
émission du 28 juillet 2012
qui est une rediffusion du 3 décembre 2011
Les cartes de la mémoire
(les battements du temps 13)










vendredi 27 juillet 2012

*Le bruit de l'allumette....

"J'ai été élevé parmi les feux de bois, au bord de braises qui ne finissaient pas cendres. Dans mon dos l'horizon tournant d'une vitre safranée réconciliait de plumet brun des roseaux avec le marais placide. L'hiver favorisait mon sort.Les bûches tombaient sur cet ordre fragile maintenu en suspens par l'alliance de l'absurde et de l'amour.Tantôt m'était soufflé au visage l'embrasement, tantôt une âcre fumée.Le héros malade me souriait de son lit lorsqu'il ne tenait pas clos ses yeux pour souffrir. Auprès de lui,  ai-je appris à rester silencieux ? A ne pas barrer la route à la chaleur grise ? A confier le bois de mon coeur à la flamme qui le conduirait à des étincelles ignorées des enclaves de l'avenir ? Les dates sont effacées et je ne connais pas les convulsions du compromis".

René Char 
Le bruit de l'allumette 
dans chants de la Balandrane p. 23


*Ma feuille vineuse



"Les mots qui vont surgir savent de nous ce que nous ignorons d'eux.
Un moment nous serons l'équipage de cette flotte composée d'unités rétives,
et le temps d'un grain, son amiral.
Puis le large la reprendra, nous laissant à nos torrents limoneux 
et à nos barbelés givrés".

René Char 
Sept saisis par l'hiver, dans Chants de la  Balandrane,
Gallimard, 1977, p 16


jeudi 26 juillet 2012

*Jeu de criquet.....

Jeu de criquet sur la plage

mercredi 25 juillet 2012

*Tu es pressé d'écrire....

Plage bretonne
-=-=-=-

(Finistère)

-=-=-=-

"Tu es pressé d'écrire
Comme si tu étais en retard sur la vie.
S'il en est ainsi  fais cortège à tes sources.
Hâte toi,
Hâte toi de transmettre
Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance.
Effectivement tu es en retard sur la vie
La vie inexprimable"...................... (...)

René Char
Commune présence





*Je navigue encore et encore..

Je navigue encore et encore, pleine de textes à venir, de mots à assembler, d'images fugitives à installer ici, d'histoires liées à la mémoire, de chemins parfumés, rayonnants. 

Et je m'invente des voyages, curieuse. ...

Le soleil brûlant a commencé sa course haute dans le ciel. 

Secret. 

Profond.

Aujourd'hui je me repose, et je profite d'instants doux. 

Il plane autour de moi une douceur matinale, tranquille.

Il est 8 h 50 ce mercredi 25 juillet 2012.

C'est simple la vie.

Un ruissellement de bonheur glisse sur ma joue et m'éblouit de joie.

-=-=-

Heureuse de vous retrouver, encore plus que d'habitude....

Je vous offre cette rose pour embaumer votre journée, et un bout de mon ciel provençal bleu azur.

Je vous souhaite des jours lumineux, comme vos rêves.

La paix.

Den



photo : Den








mardi 24 juillet 2012

*A partir de ce presque rien....

d'un autre temps... d'une autre saison.... !


Tenter de comprendre, même l'incompréhensible.

Se fondre avec vous dans l'espace,

et scruter la lumière.

Expliquer le "Petit" comme le "Grand".

Je regarde le monde. Magique.

Den


"A partir de ce presque rien, un minuscule atome de neige,

j'ai été proche de recréer l'univers entier qui contient tout"

Johannes Kepler - strena seu de nive sexangula 

(Etrennes ou la neige hexagonale)










lundi 23 juillet 2012

*Filles, voyez l'épi de blé


"Filles, voyez l'épi de blé :

quand il est beau, il baisse le nez"

Citation de Montaigne ; Essais, II, 12 -1580


Direction, le Mont St Michel...





*La maison qu'habitaient alors mes parents...


Saint-Malo

"La maison qu'habitaient alors mes parents est située dans une rue sombre et étroite de Saint-Malo, appelée la rue des Juifs : cette maison est aujourd'hui transformée en auberge.  La chambre où ma mère accoucha domine une partie déserte des rues de la ville,et à travers les fenêtres de cette chambre on aperçoit une mer qui s'étend à perte de vue,en se brisant sur des écueils. J'eus pour parrain, comme on le voit dans mon  extrait  de baptême, mon frère, et pour marraine, la Comtesse de Plouër, fille du Maréchal de Contades.J'étais presque mort quand je vins au jour. Le mugissement des vagues,  soulevées par une bourrasque annonçant l'équinoxe d'automne, empêchait d'entendre mes cris : on m'a souvent conté ces détails ; leur tristesse  ne s'est jamais effacée de ma mémoire.Il n'y a pas de jour où,  rêvant à ce que j'ai été, je ne revoie en pensée  le rocher sur lequel je suis né, la chambre  où ma mère m'infligea la vie, la tempête dont le bruit berça mon premier sommeil, le frère infortuné qui me donna un nom que j'ai presque toujours traîné dans le malheur. Le Ciel sembla réunir ces diverses circonstances pour placer dans mon berceau une image de mes destinées".


Chateaubriand  (1768-1848)

Mémoires d'Outre-Tombe, Tome 1, deuxième chapitre










dimanche 22 juillet 2012

* La cathédrale Saint-Corentin de Quimper - sa nef - son choeur - son orgue -

La nef
"L'asymétrie avec le choeur est très visible. 
Elle est très marquée dans leur alignement.
Plusieurs explications ont été données sur l'importante déviation (plus de trois mètres) entre l'axe de la nef et celle du  choeur de la cathédrale.
Pour les uns elle rappelle l'inclinaison de la tête du Christ sur la croix, pour les autres elle fut nécessaire
en raison de la nature du terrain.
Au-delà de ses dimensions hors normes, la nef surprend par sa luminosité et donne tout son sens au 
qualificatif de 
"cathédrale de lumière""

(Réf. : Cathédrale de Quimper - visite - tourisme) 






"L'orgue date du XVIIIème siècle, mais il fut restauré et réparé bien des fois,
et son apparence actuelle est très éloignée de l'originale.
La plus importante modification aura lieu ai XIXème siècle par le célèbre facteur d'orgues
Cavaillé-Coll, gage d'une certaine qualité".













*Mon poème n'est pas chose qui s'envole...


"Mon poème n'est pas
Chose qui s'envole 
Et fend l'air,
Il ne revient pas de la nue.
C'est tout juste si parfois 
Il  plane un court moment
Avant d'aller rejoindre
La profondeur terrestre".

Guillevic
Art Poétique


(photos : Faby - Finistère - été 2012)








*Grande mer...



"Grande mer, toujours labourée, toujours vierge,
ma religion avec la nuit !  elle nous lave et nous rassasie
dans ses sillons stériles, elle nous libère et nous tient  debout"

Albert Camus

l'été




*L'attention...


"l'attention est une forme de prière"
de Claudio Magris
extrait d'un entretien avec Filippe Otsatto, Nico Orengo, Gabriella Zani,
Nov. 1998

*Quimper et sa Cathédrale



*le génie du vitrail

"le génie du vitrail finit quand le sourire commence"

André Malraux
les voix du silence (1951)
(citations et références André Malraux

(vitraux de la Cathédrale de Quimper)




Les vitraux datent du XVème siècle








samedi 21 juillet 2012

Concarneau et sa Citadelle 1/2

Intérieur de la Citadelle


Photo : Faby




Concarneau et sa Citadelle 2/2

Extérieur de la Citadelle   

Photo : Faby         







vendredi 20 juillet 2012

*Confondre mémoire et imagination...



"A peine eus-je commencé d'écrire, je posai ma plume pour jubiler.
L'imposture était la même mais j'ai dit que je tenais les mots pour la quintessence des choses. 
Rien ne me troublait plus que de voir mes pattes de mouche échanger peu à peu leur luisance de feux follets contre la terne consistance de la matière :
c'était la réalisation de l'imaginaire. 
Pris au piège de la nomination, un lion, un Capitaine du Second Empire, un Bédouin s'introduisaient dans la salle à manger ; ils y demeureraient à jamais captifs, incorporés par les signes  ; je crus avoir ancré mes rêves dans le monde par le grattement d'un bec d'acier. 
Je me  fis donner un cahier, une bouteille d'encre violette, j'inscrivis sur la couverture : "Cahier de romans"
 le premier que je   menai à bout, je  l'intitulai "Pour un papillon."  Un savant, sa fille, un jeune explorateur athlétique remontaient le cours de l'Amazone en quête d'un papillon précieux. 
L'argument, les personnages, le détail des aventures, le titre même, j'avais tout emprunté à un récit en images paru le trimestre précédent.
Ce plagiat délibéré me délivrait de mes dernières inquiétudes : tout était forcément vrai puisque je n'inventais rien. Je n'ambitionnais pas d'être publié mais je m'étais arrangé pour qu'on m'eût imprimé d'avance et je ne traçais pas une ligne que mon modèle ne cautionnât. Me tenais-je pour un copiste ? Non. Mais pour un auteur original : je retouchais, je rajeunissais ; par exemple, j'avais pris soin de changer les noms des personnages. Ces légères altérations m'autorisaient à confondre la mémoire et l'imagination. 
Neuves, et tout écrites, des phrases   se reformaient dans ma tête avec l'implacable sûreté qu'on prête à l'inspiration. Je les transcrivaient, elles prenaient sous mes yeux la densité des choses. Si l'auteur inspiré, comme on croit communément, est autre que soi au plus profond de soi-même, j'ai connu l'inspiration entre sept et huit ans".

Extrait de "les mots"
Jean-Paul Sartre







jeudi 19 juillet 2012

*Je suis juste passé dans la pièce à côté...

"Je suis juste passé dans la pièce à côté"

"L'Amour ne disparaît jamais, la mort n'est rien.
Je suis seulement passé dans la pièce à côté.
Je suis moi, tu es toi .
Ce que nous étions l'un pour l'autre nous le sommes toujours.

Donne-moi le nom que tu m'as toujours donné.
Parle-moi comme tu l'as toujours fait.
N'emploie pas un ton différent, ne prends pas un air solennel ou triste. 

Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble .
Prie, souris, pense à moi.
Prie pour moi.
Que mon nom soit prononcé à la maison comme il a toujours été ,
Sans emphase d'aucune sorte, sans une trace d'ombre.

La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié.
Elle est ce qu'elle a toujours été.
 Le fil n'est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de ta pensée simplement parce que je suis hors de ta vie...
Je t'attends, je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin.
Tu vois, tout est bien".

Charles Peguy
d'après une Prière de St Augustin




*Les peines s'évaporent comme la rosée...





"Les peines s'évaporent comme la rosée
quand elles trouvent un langage.
Aussi les artistes sont-ils les moins à plaindre
de tous les hommes,
tout en étant les plus malheureux"

Jean Grenier







*Il existe je ne sais quel composé...



"Il existe je ne sais quel composé de ciel, de terre et d'eau,
variable en chacun, qui fait notre climat.
En s'approchant de lui le pas devient moins lourd, le coeur s'épanouit.
Il semble que la Nature silencieuse se mette tout à tout à chanter.
Nous reconnaissons les choses".

Jean  Grenier
"les Iles"





mercredi 18 juillet 2012

*Il y a dans les hommes....

                                                                                                                                                         en hommage à Jean-Pierre SAES
                                                                                                                                 


"Il y a dans les hommes 
plus de choses à admirer
que de choses à mépriser"

Albert Camus
Extrait du "la peste"






mardi 17 juillet 2012

*Nous sommes le lieu, l'instant....



"Nous sommes le lieu
En nous fait halte la nuit
Chaque fois
pour la première fois

Nous sommes l'instant
En nous jaillit le jour
Chaque fois
pour la première fois

En nous le lieu
En nous l'instant
Nous consentons à être
le jour dans la nuit

Pour toutes une fois"

François Cheng
Le livre du Vide médian





lundi 16 juillet 2012

*A l'Orient de tout....



"A l'Orient de tout, là où se souvient
La mer, l'orage a dispersé écailles
Des dragons,  carapaces de tortues
Nous nous prosternerons  vers le pur silence
Régnant par-delà la terre exilée
A l'heure du soir, à l'orient de tout

Où se lève le vent de l'unique mémoire"

François Cheng
Poème cueilli de "le livre du vide médian"

A l'Orient de tout
Gallimard (Poésie)




*L'aspect châtoyant



"Le véritable réel ne se limite pas
 à l'aspect châtoyant de l'extérieur"

François Cheng




dimanche 15 juillet 2012

*La part manquante



"Ce qu'on apprend dans les livres,
c'est à dire "je vous aime".

Il faut d'abord dire "je". C'est difficile, c'est comme se perdre
dans la forêt, loin des chemins, c'est comme sortir de la maladie,
de la maladie des vies impersonnelles, des vies tuées.

Enfin, il faut dire "vous".
La souffrance peut aider - la souffrance d'un bonheur ,
la jalousie, le froid, la candeur d'une saison  sur la vitre du sang .
Tout peut aider en un sens à dire "vous", tout ce qui manque 
et qui est là , sous les yeux, dans l'absence abondante.

Enfin, il faut dire "aime".
C'est vers la fin des temps déjà,
cela ne peut être dit qu'à condition de ne pas l'être.
La dernière lettre est muette , elle s'efface dans le souffle,
elle s'en va comme  l'air bleu  sur la page, dans la gorge.

"Je vous aime", sujet, verbe, complément.

Ce qu'on apprend dans les livres c'est la grammaire du silence,
la leçon de lumière. Il faut du temps pour apprendre.
Il faut tellement de temps pour s'atteindre".

Christian Bobin
Extrait de "la part manquante"    
  


*Si j'ai mis de la lumière dans mes livres...


"Si j'ai toujours considéré qu'un écrivain
avait plutôt des devoirs que des droits,
et un de ces devoirs est d'aider à vivre.
Si j'ai mis de la lumière dans mes livres, 
c'est aussi pour ne pas assombrir l'autre,
par courtoisie pour celui qui me lit".

Christian Bobin, 
La Lumière du monde,
paroles réveillées et recueillies
par Lydie Dattas,
Gallimard, 2001




samedi 14 juillet 2012

*Entre deux mains, aux doigts noués



"A ces mots, Lan-Ying ouvre sa paume 
et laisse Dao-Cheng y coller la sienne.
Instant de muette communication 
et d'extase hors paroles.
L'intimité née de deux mains en symbiose
est bien celle même de deux visages qui se rapprochent,
ou de deux coeurs s'impriment l'un dans l'autre.
La corolle à cinq pétales, quand elle éclôt,
est un gant retourné de l'intérieur vers l'extérieur,
elle livre son fond secret, se laisse effleurer  par la brise tiède
qui sans cesse passe,
ou butiner sans fin
par d'avides papillons et abeilles qui accourent.
Entre deux mains, aux doigts noués
le moindre frémissement bruit 
de battements d'ailes ;
la moindre pression provoque une onde qui s'élargit
de cercle en cercle. 
La main, ce digne organe de la caresse, 
ce qu'elle caresse ici n'est pas seulement une autre main,
mais la caresse même de l'autre. Caressant
réciproquement la caresse  les deux partenaires basculent
dans un état d'ivresse qui a peut-être été rêvé dans
l'enfance, ou alors dans une avant-vie.
Les veines entremêlées irriguant le désir se relient 
aux racines profondes de la vie ; 
les lignes entrecroisées qui prédisent le destin
tendent vers le lointain, jusqu'à rejoindre l'infini des étoiles".

François Cheng
Extrait de "l'éternité n'est pas de trop" 






tournés vers le soleil, les tournesols regardent la Sainte Victoire


*Les traces, par définition...


..."les traces, par définition,
ne sont donc jamais visibles en tant que traces.
Elles ne sont visibles que si elles sont cherchées
comme des marques qui ne sont plus là.


(...) Seule leur attente les découvre.
(...) Le visible ne suffit pas pour comprendre ce qui est vu.
Le visible ne s'interprète qu'en référence à l'invisible".

Pascal Quignard
Sur le Jadis


(Réf : Sur les épaules de Darwin - France Inter - 
par Jean-Claude Ameisen)


émission du 7 juillet 2012
Eclats de monde disparus - 1 - 
(Les battements du temps - 24)







mercredi 11 juillet 2012

*Un fleur éternelle dans le tremblé de l'air


"L'amour est comme un peintre qui oublierait -
chaque matin, dans son atelier - 
la vieille histoire du monde,
pour saisir une fleur éternelle  
dans le tremblé de l'air".

Christian Bobin




*T'appelles-tu Althéa, Hibiscus ou Lavatère ?



T'appelles-tu
Althéa, Hibiscus ou Lavatère ?

Grand arbuste bien planté au bord du chemin,
je n'ai pu m'empêcher de te photographier ;

fleur rustique,  tu as égayé mon après-midi
par ta beauté rose-mauve.

Tes grappes, tes fleurs en entonnoir bien ouvert, isolées ou à profusion,
inondent l'espace d'un rose vivant virant au mauve bonbon, au blanc, comme ton oeil..

Tu m'as fortement attirée à toi...
et je t'ai enfermée dans ma boîte à photos..!

Un régal..


Den




*Présente,





"Présente, éternellement présente présence,
Jamais tu n'as cessé d'être
Ici et maintenant en chaque maintenant et ici,
Et tu apportes encore 
De ton trésor de couleur, de lumière,
De senteurs,  de notes, le chant du merle dans le soir,
Si clair  parmi les feuilles vertes et odorantes,
Comme au temps de l'enfance toujours nouveau, 
de nouveau
Ma main qui écrit vieillit, mais moi aussi 
Je répète  uniquement et encore une fois
L'unique chant humain, du fond du souvenir 
D'une joie, un mode 
Que non moi mais la musique connaît 
Qui nous forme, nous informe, fait entendre
par nos voix  
L'accord  du ciel et de la terre, d'en haut et d'en bas,
qui sont 
Cette musique des sphères que Pythagore perçut 
Moi, vivante, comme le merle je fais entendre
Dans l'ignorance de ce qu'elle dit, la voix qui ne meurt pas".    

Kathleen Raine
Extrait
La Présence