....bienvenue chez moi


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Bienvenue dans mon nouvel espace
"le crayon et la plume"
*****

lundi 30 avril 2012

*Soleil au jardin et apparat...


Chacun a revêtu son plus bel apparat.....

-=-=-


en parlant de la somptuosité de certaines formes d'expressions intellectuelles ou artistiques :
"Ce n'est plus ici (Véronèse, dans le Jupiter foudroyant les crimes) seulement un merveilleux peintre d'apparat déployant pour la fête des yeux de grandioses ordonnances revêtues des plus belles couleurs...
Théophile Gautier, Guide de l'Amateur au Musée du Louvre, 1872, p. 45"

*Renaissance



Le jardin a changé d'apparence....






*Faire son marché

    
 Pour aller au marché...!

*Son pouvoir de révélation libératrice

Photos "Pensées"
"La valeur réelle de l'Art est fonction de son pouvoir de révélation libératrice".

René Magritte

*Pour faire une prairie


"Pour faire une prairie 
il faut un trèfle et une abeille,
Un trèfle et une abeille,
Et de la rêverie.
La rêverie seule suffira,
Si les abeilles sont rares".

Emily Dickinson
"Poésies Complètes"


(Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)
émission du 21 avril 2012
"les battements du temps" (2)
"la démocratie des abeilles"



*Tout cela paraît très clair

le monde des abeilles
"Tout cela paraît très clair -
et demeure cependant suffisamment mystérieux
pour que nous ne cessions de nous émerveiller.
(...) un des motifs qui me poussèrent à écrire
ce petit livre fut le désir de partager la joie
que j'avais vécue".

Karl Von Frisch
"Vie et Moeurs des abeilles"


Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)
émission du 28 avril 2012
"les battements du temps (30)
- A la découverte du monde des abeilles (2)





dimanche 29 avril 2012

*On entre en éthique quand,

Ethique, Santé, Droits de l'Homme

"On entre en éthique quand,
à l'affirmation par soi de sa liberté,
on ajoute l'affirmation de la volonté
que la liberté de l'autre soit.
Je veux que ta liberté soit".

Paul Ricoeur

(Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)
émission du 11 décembre 2010
"Ethique - Santé - Droits de l'Homme"



*Deux iris

Couleur mauve,
couleur bleutée,
couleur douce


"Deux iris, en Provence,
se tiennent serrés
l'un contre l'autre....

Iris bleu mauve,
à la sagesse divine,
là où les Dieux se tiennent,
les pieds posés sur l'Azur...
et de l'autre côté, l'inconnu couvre
d'un manteau voilé la divinité...
bleu profond diurne, 
couleur froide, immobile,
tu invites à la méditation 
et au repos...





*Toute la place est pour la beauté


"Dans nos ténèbres, il n'y pas une place pour la  beauté. Toute la place est pour la beauté".

René Char
(extrait du "Fureur et Mystère")

Beauté

*Ou l'âme rare subitement exulte

René Char

"Il est des parcelles de lieux où l'âme rare subitement exulte. Alentour ce n'est qu'espace indifférent. Du sol glacé elle s'élève, déploie tel un chant sa fourrure, pour protéger ce qui la bouleverse, l'ôter de la vue du froid". Commune présence (1964) René Char




*Qu'est-ce qui devrait nous tenir éveillé la nuit ?

Photo : Den




"Qu'est-ce qui devrait nous tenir éveillé la nuit ?
les injustices que nous pouvons réparer.
Les tragédies que nous pouvons prévenir."
Amarya Sen. 
"L'idée de justice"
"C'est étrange, parce qu'il semble que sous la surface
des combats de notre époque, des guerres fratricides, des antagonismes
tribaux, de l'intolérance religieuse, de la violence raciale, de la
dysharmonie entre les sexes, nous attend toujours la découverte
la plus banale qui soit - que nous sommes humains et que la vie est sacrée. Nous n'avons toujours pas découvert ce qui signifie "être humain". Et il semble que
cette découverte banale est la plus extraordinaire qui puisse être faite -
car lorsque nous aurons appris ce que c'est d'être humain, nous saurons ce que
signifie être libre, et nous saurons que la liberté est réellement le commencement
de notre avenir commun"
Ben Okri 
"A way of being free (une manière d'être libre)






(Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)
émission du 18 décembre 2010
"Ethique, Santé, Droits de l'Homme (2)"







samedi 28 avril 2012

*La Montagne de la Sainte Victoire et champ de colza



"Celui qui n'a pas le goût de l'absolu,

se contente d'une médiocrité tranquille"



Paul Cézanne








*Vous êtes la musique



Musique.....



"Vous êtes la musique
tant que dure la musique"

TS Eliot 
"Four Quartets"


(Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)
émission du 5 mars 2011
"Pierres de Rêve"



*Tirer la souffrance de l'abîme


Photo : Hugo (11 ans)

"Seul l'Art a le pouvoir de tirer la souffrance de l'abîme"

Aharon Appelfeld
"l'héritage nu"

(Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)
émission du 5 mars 2011
"Pierres de rêve"


*Pierres de rêve


Photo : Den


"Nous sommes de cette étoffe
sur laquelle naissent les rêves"

Shakespeare
"La tempête"

(Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)
émission du 5 mars 2011
"Pierres de rêve"









Bon anniversaire Hugo  !

Flora attend le croûton de pain

Flora

mercredi 25 avril 2012

*J'ai retrouvé ce soir,

Ecrire

J'ai retrouvé ce soir,
alors que je les croyais enfuis,
de vieux démons oubliés.
Ecrits.
Ils s'avancent alambiqués,
embarrassés et confus,
subtils à l'excès,
amphigouriques aussi,
curieux, incompréhensibles.
Enchevêtrés dans l'inextricable,
ils poursuivent leur course effrénée à chercher
dans un ailleurs loin paginé,
j'ai contourné leur course griffonnée
diffusée sur la page,
emmêlée à d'autres jeux savants...
Ils terminent leur chasse complexe,
éclairée,  impraticable aussi.
Je décide in petto  d'interrompre ce délire verbeux,
affecté, hors du brouillon obscur.
En tapinois leur itinéraire se brûle
au soleil sans étoiles,
et j'emprunte secrètement le bas-côté du mot,
éreintée de vouloir,
ce que je ne peux pas.
Je découvre enfin la liberté du verbe
à dévaler le mont bien trop haut,
bien trop loin,
émotive à l'excès,
je retiens ma pudeur un peu trop
à dégringoler la plaine,
l'infini, le vouloir,
se retrouvent sur le bord de demain.
Et j'avance traçant mon chemin gravillon
et conserve à jamais tapi au fond de moi
l'avenir hésitant qui se perd sur la route
dessinée sans tes pas ;
je vacille doucement sous la lampe tempête
achetée par tes soins.
La lumière poudre le soir, et ses derniers soleils,
et dore l'espace auréolé pastel.
La page transforme la nuit
et brûle ses ailes.
Le mot m'amène là,
explosé à chercher l'infinie beauté.
Demain sera, peut-être,
et si, glissera silencieux  et joyeux
vers un espoir vaporeux.

Soleil.


Den




*J'ai dix ans, et je sais que je suis différent.

"Durant de nombreuses années,
j'ai grandi sans la moindre idée de la raison
pour laquelle je me sentais si différent
des autres et si isolé au monde qui m'entourait.
Je me souviens quand je me tenais debout
dans l'ombre des arbres qui entouraient
le terrain de jeux de l'école,
regardant les autres enfants courir et crier.

J'ai dix ans, et je sais que je suis différent.
D'une façon que je ne peux exprimer 
ou comprendre. (...)

Daniel Tammet
"je suis né un jour bleu"

(Réf : Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)
émission du 2 avril 2011
"Vivre ensemble"




*Une partie de qui je suis

    
"L'autisme est une partie de qui je suis"

Temple Grandin
Citée par Oliver Sacks dans le livre 
"Un anthropologue
sur Mars"


(Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)
émission du 2 avril 2011
"Vivre ensemble"





*On fit comme toujours un voyage au fond de soi

Photos : Den

"On fit comme toujours, un voyage au loin 
de ce qui n'était 
qu'un voyage au fond de soi"

Victor Segalen
"les immémoriaux"



(Réf : sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)
émission du 30 avril 2011
"à la recherche des mystères de l'hérédité (2)"




*Pour que nos mains se rencontrent

Toutes choses qui furent nécessaires
"Les couchants et les générations.
Les jours dont aucun ne fut le premier. (...)
Le soleil comme un lion sur le sable.
Les traces des longues migrations. (...)
Les formes des nuages dans le désert.
Chaque remord, chaque larme.
Toutes choses qui furent nécessaires
Pour que nos mains se rencontrent".

Jorge Luis Borges
"Les causes"

(Réf : Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)
émission du 30 avril 2011
"à la recherche des mystères de l'hérédité (2)"



*Ce qui précède le début, tel est le jadis.

Photo : Den


"Ce qui précède le début, tel est le jadis.
J'appelle ce qui sourd aléatoirement
à l'origine 'jadis'.
A partir du jadis,
c'est l'origine qui fait avalanche.
Le 'vrai jadis' est l'inconnu à sa source".

Pascal Quignard
"le passé et le jadis"


(Réf : Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)
émission du 30 avril 2011
"à la recherche des mystères de l'hérédité (2)"



mardi 24 avril 2012

*Et je ne veux pas d'autre gloire...

"Je le trouvai et le nommai"


"Je le trouvai et le nommai,
étant versé dans le latin des classifications ;
Ainsi je devins le parrain d'un papillon,
et le premier à le décrire.
Et je ne veux pas d'autre gloire...
(...)
Il (ce papillon) transcendera sa poussière.
De sombres tableaux, des trônes, les statues
qu'embrassent les pélerins, les poèmes qui mettent
des milliers d'années à mourir,
ne font que singer l'immortalité de cette étiquette rouge
sur un petit papillon".

Vladimir Nabokov
Une découverte

(Réf : Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)
émission du 14 mai 2011
"A la recherche des mystères de l'hérédité (4)
Quand l'Art rencontre la Science"





*La vie n'a pas conquis la Terre

tisser des réseaux

"La vie n'a pas conquis la Terre
par des combats,
mais en tissant des réseaux".

Lynn Margulis et Dorian Sagan
Microcosmos : quatre milliards d'années d'évolution
à partir de nos ancêtres microbiens.


(Réf : Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)
émission du 21 mai 2011
"A la recherche des mystères de l'hérédité (5) :
de mimétismes en symbioses"




*La nature est un temple où de vivants piliers

Vaste comme la nuit

"La nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers...
Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent".

Baudelaire
Correspondances

(Réf : Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)
émission du 21 mai 2011
"A la recherche des mystères de l'hérédité (5) :
de mimétismes en symbioses"







*Les gardiennes des arbres



s'écoulant à mes pieds comme une rivière


"Un jour, devenu adulte,
alors que j'étais à Panama,
j'ai fait un pas de côté, et contemplé,
s'écoulant à mes pieds
comme une rivière crépitante..."

Richard Dawkins
(extrait de l'horloger aveugle)


(Réf : Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)

émission du 28 mai 2011
"les gardiennes des arbres"








lundi 23 avril 2012

*Un essaim d'abeilles parvient à une forme d'intelligence collective

"Un essaim d'abeilles parvient à une forme d'intelligence collective dans le choix de son domicile. Les ouvrières d'un essaim d'abeilles à miel conduisent un processus démocratique de prise de décision pour choisir le lieu de leur nouvel habitat - Un choix qui aura, l'hiver venu, des implications en termes de vie ou de mort. 
Identifier une série d'options distinctes, partager librement les informations concernant ces options et choisir collectivement la meilleure... Partager les découvertes en exécutant des danses, conduire un débat concernant la meilleure option possible et parvenir à un accord à propos du nouveau domicile de l'essaim. Et, presque toujours, la sagesse collective des abeilles choisit la meilleure option parmi toutes celles qui sont disponibles".

Thomas Seeley - Honeybee democracy 
(la démocratie des abeilles à miel)


(Réf : Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)
émission du 18 juin 2011
"transmettre en dansant, enseigner en courant, décider en votant" 








*L'essaim sorti de la ruche


"Plus tard, quand tu verras, en levant les yeux, l'essaim sorti de la ruche nager dans le ciel limpide, vers les astres, et, qui étonné, tu t'apercevras qui flotte au gré du vent comme une nuée sombre, suis-le des yeux... "  

Virgile
"Géorgiques"

(Réf : Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)
émission du 18 juin 2011 
"transmettre en dansant, enseigner en courant, décider en votant" 


*Echappée

Elle est sortie indemne d'un accident

Plus tard on dira escapée ; 

puis rescapée dans un usage courant


*Accroché

Le temps d'une respiration, le bouton s'accroche au grillage

*L'aubépine en fleur


l'Aubépine


"L'aubépine en fleur fut
mon premier alphabet"

René Char



*Parle aussi de toi

Photo : Den


"Parle aussi de toi
Parle en dernier,
Dis ta parole"

Paul Celan
"Parle aussi toi"


(Réf : Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)
émission du 25 juin 2011 - "Entendre leurs voix" avec Florence Aubenas









*Le tout est de tout dire et je manque de mots

Entendre leurs voix


"Le tout est de tout dire et je manque de mots
Et je manque de temps et je manque d'audace
Je rêve et je dévide au hasard mes images
J'ai mal vécu et mal appris à parler clair

Je veux montrer la foule et chaque homme en détail
Avec ce qui l'anime et qui le désespère
Et toutes ses saisons d'homme tout ce qu'il éclaire
Son espoir et son sang son histoire et sa peine".

Paul Eluard
"tout dire"


(Réf : Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)
(émission du 25 juin 2011 "entendre leurs voix" avec Florence Aubenas)


dimanche 22 avril 2012

*Un homme décide de dessiner le monde.

Photo : Den

"Un homme décide de dessiner le monde.
A mesure que les années passent, il remplit
un espace avec des images de provinces, de royaumes, de montagnes, de baies, 
de navires, d'îles, de poissons, de salles,
d'instruments, d'étoiles, de chevaux et de personnes.
Peu de temps avant sa mort,
il découvre que ce patient labyrinthe de lignes
dessine les traits essentiels de son propre visage".

Jorge Luis Borges
"L'auteur. Post-face".



(Réf : Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)

(émission du 3 décembre 2011 - les battements du temps (13)
"les cartes de la mémoire"




*Les images oniriques ont quelque chose des galets qui sont dans l'eau

Photo : Den

"Les images oniriques ont quelque chose
des galets qui sont dans l'eau. Qui brillent
sous l'onde glacée entre les menthes.
Leur beauté fait qu'on se penche.
On ne résiste pas à l'envie de s'agenouiller
dans l'odeur merveilleuse qui s'élève 
des petites feuilles dentelées et duveteuses 
des menthes qu'on écrase au-dessus de
l'Yonne. On roule la manche plus haut que le
coude. On plonge la main dont la chair se
met à frémir de froid.
Les doigts glacés et blancs cueillent ces pierres
au fond de la transparence ; ils les rapportent
à la lumière ; l'eau en dégouline ; l'air les 
assombrit, les yeux se découragent ; 
je parle des instants les plus intenses de nos vies ;
leur attrait se dérobe, nous ne savons plus ce que
ces pierres qui chatoyaient voulaient nous dire ;
on ne sait plus pourquoi spontanément, on s'était
mis à genoux".

Pascal Quignard
"la barque silencieuse"



(Réf : Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)

émission du 3 décembre 2011 - les battements du temps (13)
"les cartes de la mémoire"




samedi 21 avril 2012

*Elle ouvrait le livre

Lecture


"Elle ouvrait le livre.
Elle pénétrait dans l'histoire,
sachant qu'elle en émergerait en ressentant
qu'elle avait été immergée dans la vie des autres,
dans des intrigues qui traversaient le temps,
son corps empli de phrases et d'instants,
comme si elle s'éveillait d'un sommeil
avec une pesanteur causée par des rêves oubliés".

Michael Ondaatje
Le Patient anglais


(Réf : Sur le épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)
émission du 10 décembre 2011 - les battements du temps (14)
"comme de longs échos..."



*Je suis né un jour bleu


Photo : Den

"Je suis né le 31 janvier 1979 -
Un mercredi
Je sais que c'était un mercredi parce que
la date est bleue, dans mon esprit et les mercredis
sont toujours bleus, comme le nombre neuf ou le son des voix bruyantes en train de se disputer. (...)
Les nombres sont mes amis et ils sont toujours
présents autour de moi.
Chacun est unique et a sa propre personnalité.
Onze est amical et cinq est bruyant, alors que le quatre est à la fois timide et silencieux - c'est 
mon chiffre préféré. (...)
Certains nombres sont très beaux, comme trois cent trente-trois. (...) Quatre-vingt-neuf me 
rappelle la neige qui tombe. (...) Les émotions peuvent être difficiles pour moi, elles peuvent être
difficile  à comprendre alors j'utilise souvent les chiffres pour m'aider. Si un ami me dit qu'il se sent
triste, je l'imagine en train d'être assis dans 
l'obscurité du nombre six et ça m'aide à ressentir
ce même sentiment de tristesse. (...) Les nombres
m'aident à mieux comprendre les autres. (...) 
Quand je regarde une séquence de chiffres, ma tête
commence à se remplir de couleurs, de formes et de 
textures, qui se tissent ensemble spontanément pour former un paysage visuel. Ils sont toujours très
beaux pour moi ; quand j'étais enfant je passais
des heures à explorer les paysages de nombres
dans mon esprit".

Daniel Tammet
Je suis né un jour bleu

(Réf : Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)
émission du 10 décembre 2011 - les battements du temps (14)
"comme de longs échos..."



*Mon âme est comme un orchestre caché

Photo : Den


"Mon âme est comme un orchestre caché ;
Je ne sais pas quels instruments
résonnent et jouent en moi,
cordes et harpes,
timbales et tambourins.
Je ne peux me connaître
que comme une symphonie".

Fernando Pessoa
Le livre de l'intranquillité




(Réf : Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)
émission du 17 décembre 2011 - les battements du temps (15)
"un orchestre caché"





jeudi 19 avril 2012

*L'arc-en-ciel

Représentation  des couleurs de  l'arc-en-ciel :


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Violet   :  la tempérance
Indigo  :  la 7ème couleur de l'arc-en-ciel - la conscience, la connaissance de soi, l'intuition - le 7ème rayon du
              soleil dont le sens a été perdu au cours des âges.
Bleu     :  la paix intérieure, l'essence
Vert     :  couleur de l'éveil de la ré-génération
Jaune   :  soleil et or, la sagesse
Orangé :  or spirituel et rouge temporel
Rouge  :   le pouvoir et la force


-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

*L'orchestre était comme un peintre





"Je n'entendais plus les sons, je les voyais.
(...) L'orchestre était comme un peintre. Il me submergeait
de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel.
Quand le violon jouait, j'étais soudain empli d'or et de feu, 
et de rouge si vif que je ne pouvais me souvenir 
l'avoir vu auparavant sur aucun objet.
Quand c'était le tour du hautbois, un vert clair me traversait,
si frais qu'il me semblait apercevoir le souffle de la nuit".

Olivier Sacks
(citant Jacques Lusseyran)
"Des yeux pour entendre". Seuil, 1996

(Réf : Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)
(émission du 23 juillet 2011 - rediffusion du 12 février 2011) -

" inventer des couleurs, frissonner en écoutant de la musique : le désir le plaisir et la joie de 
ressentir".



*Tons brûlés


Photo Den

Feuilles roussies

*Le tout début

Transparence

mercredi 18 avril 2012

*Le temps est la substance dont je suis fait

"Le temps est la substance dont je suis fait.
Le temps est un fleuve qui m'emporte, mais je suis le fleuve.
C'est un tigre qui me dévore, mais je suis le tigre.
C'est un feu qui me consume, mais je suis le feu".

Jorge Luis Borges
Une nouvelle réfutation du temps


(Réf : Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)
(émission du 24 septembre 2011 - les battements du temps (3)  )







*Inventons le temps


Renverser les heures

"Nous passons notre vie
à renverser les heures
Nous inventons le temps".

Paul Eluard
Poésie ininterrompue



(Réf : Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)

(émission du 24 septembre 2011 - les battements du temps (3)  )



*Chaque année, un jour de printemps

Photos : Den

"Chaque année, un jour de printemps,
en pénétrant dans le jardin, je ressens le même choc,
la même stupéfaction.
Chaque année, c'est le même émerveillement devant les bourgeons qui éclatent et commencent à éclore ;
devant les débuts de feuilles, cette dentelle verte qui décore les branches et tremble sous la brise.
Une fois encore, les jours vont s'allonger ; la lumière
et la chaleur revenir. Les feuilles se former, puis les fleurs et les graines. Animaux et végétaux vont exploser de vie et de croissance.
Indifférente aux affaires des hommes, la grande machine de l'univers continue de tourner, inexorable.
Plus que l'océan et les tempêtes, plus que la montagne et ses glaciers, plus que la voûte céleste et ses galaxies, c'est ce petit frisson vert qui, parcourt les arbres et vous surprend un matin de printemps, qui me donne, avec la force de l'évidence, l'impression d'assister au spectacle grandiose qui, depuis quelques douze milliards d'années, agite la grande scène de l'univers".

François Jacob
La souris, la mouche, et l'homme



(Réf : Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)
(émission du 24 septembre 2011 - éclatements du temps (3)   )







*Le soleil s'est couché ce soir dans les nuées

Photos : Den


"Le soleil s'est couché ce soir dans les nuées
Demain viendra l'orage, et le soir, et la nuit ;
Puis l'aube, et ses clartés de vapeurs obstruées ;
Puis les nuits, puis les jours, pas du temps qui s'enfuit !
Tous ces jours passeront, ils passeront en foule
Sur la face des mers, sur la face des monts,
Sur les fleuves d'argent, sur les forêts où roule
Comme un hymne confus des monts que nous aimons
Et la face des eaux, et le front des montagnes,
Ridés et non vieillis, et les bois toujours verts
S'iront rajeunissant ; le fleuve des campagnes
Prendra sans cesse aux monts le flot qu'il donne aux mers.
Mais moi, sous chaque jour courbant plus bas la tête,
Je passe, et refroidi sous ce soleil joyeux,
Je m'en irai bientôt, au milieu de la fête,
Sans que rien manque au monde immense et
 radieux !"

Victor Hugo
Les feuilles d'automne



(Réf : Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)
(émission du 24 septembre 2011 - les battements du temps (3)  )







*L'ombre est vaste et l'on n'en parla plus (...)

Il avait dit.....

"Il avait dit : - tel jour cet astre reviendra. - (...)
Il mourut.
L'ombre est vaste et l'on n'en parla plus (...)
On oublia le nom.
L'homme, tout ; le rêveur digne du cabanon,
Les calculs poursuivant, dans leur vagabondage
Des astres qui n'ont point d'orbite
Et n'ont point d'âge,
Ces soleils à travers les chiffres aperçus ;
Et la ronce se mit à pousser là-dessus. (...)
On vivait. (...)
Et depuis  bien longtemps personne ne pensait
Au pauvre vieux rêveur enseveli sous l'herbe.
Soudain, un soir, on vit la nuit noire et superbe, (...)
Blémir confusément, puis blanchir, et c'était
Dans l'année annoncée et prédite, et la cime
Des monts eut un effet étrange de l'abîme
Comme lorsqu'un flambeau rôde derrière un mur,
Et la blancheur devint lumière, et dans l'azur
La clarté devint pourpre, et l'on vit poindre, éclore,
Et croître, on ne sait quelle inexprimable aurore
Qui se mit à monter dans le haut firmament
par degrés et sans hâte et formidablement. (...)
Et soudain, comme un spectre entre en une maison,
Apparut, par-dessus le farouche horizon,
Une flamme emplissant des millions de lieues,
Monstrueuse lueur des immensités bleues,
Splendide au fond du ciel brusquement éclairé ;
Et l'astre effrayant dit aux hommes : "me voici !"."

Victor Hugo
(La Comète, la Légende des siècles)



(Réf : Sur les épaules de Darwin - France Inter - par Jean-Claude Ameisen)

(émission du 8 octobre 2011 - les battements du temps (5) -
"les vagabonds du ciel")